Dicogéo
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nadir, v zénith nant, mot d’origine celte pour vallée; nombreux toponymes en Nant, Nanteuil, Nantua, Nançay, Nantois, Fouesnant, Namps, et aussi des noms de rivières. La ville de Nantes tire son nom des Namnètes, peuple gaulois, mais ceux-ci sembleraient eux-mêmes s’être nommés d’après nant, comme «peuple de la vallée». narcosphère, partie de l’antimonde englobant les activités liées à la drogue: production de narcotiques, narcotrafic et tous ses relais, entreprises (v. cartel), consommation et criminalité. Le volume d’affaires est évalué à 400 milliards de dollars par an. narse, en Auvergne, dépression humide en fond de cratère; toponymes en Narse, Narce, Narcey, Narcy. nation, communauté au sens fort, entre personnes de de même naissance selon l’étymologie, de même langue, et en général formant un État ou aspirant à le faire; non sans ambiguïtés comme le montre l’exemple du Royaume-Uni dont les composantes sont autant de nations, voire la Catalogne, le Kurdistan partagé, les anciens empires multinationaux. nationalisme, exacerbation de l’attachement à une nation, pouvant se manifester par l’hostilité aux autres nations et aux immigrés. nationalité, appartenance officielle à une nation, plus précisément à un État. Elle est attribuée aux enfants selon le droit du sang (filiation) ou le droit du sol (habitation à la naissance). Certaines personnes ont une double nationalité, voire une triple. Certaines changent de nationalité au cours de leur vie, même involontairement au gré, par exemple, des multiples modifications historiques de frontières en Europe Centrale. naturaliste, personne qui étudie la nature; mais même les célèbres naturalistes Linné (1707-1778), Buffon (1707-1788) ou Darwin (1809-1882) ne couvraient pas tout le champ de la nature dans leurs recherches. Répandu jadis, le terme est devenu désuet avec la multiplication des spécialités. nature, ensemble des composantes physiques de la Terre (physis = nature en grec), des météores et des roches aux sols, à la flore et la faune, tout ce qui est natif (même étymon IE gene). D’un côté l’humanité en fait évidemment partie, d’un autre on oppose volontiers l’une à l’autre, l’humanité vue comme prédateur de la nature – tout en dissertant longuement sur la «nature humaine»… On a jadis appelé naturel l’indigène que l’on découvrait lors des explorations; l’adjectif a pris le sens de normal, spontané: un geste naturel, une réaction naturelle – naturel est ici synonymes de naïf, qui est de même étymologie. navette, aller-retour périodique et régulier entre deux lieux; s’applique à des transports entre deux ports, deux gares ou aérogares, et surtout aux déplacements habitat-travail; on nomme navetteur celui qui fait la navette entre deux lieux un peu éloignés, par voiture, bus ou voie ferrée. nébuleuse, ensemble confus de lieux d’activités et d’habitat: nébuleuse urbaine. neck, colonne de lave solidifiée étroite, reste d’ancienne cheminée volcanique; v. dyke. néolibéralisme, doctrine économique développée surtout après 1970 et tendant à laisser le maximum de liberté aux entreprises, surtout les grandes, soutenues le plus possible par des subventions publiques, aptes à se «délocaliser» à l’étranger selon les niveaux de salaires et à «optimiser» leurs redevances fiscales, en recherchant le maximum de rendement financier. Ses principaux inspirateurs ont été F. von Hayek (1899-1992, austro-britannique), Milton Friedmann (1912-2006, états-unien), à l’encontre des théories de J.M. Keynes (1883-1946, britannique) en faveur durant les Trente Glorieuses (1945-1975). Le néolibéralisme n’a que faire de l’aménagement du territoire sauf quand il améliore les infrastructures; v. délocalisation, paradis, Trilatérale. névé, neige tassée, pouvant rester plusieurs années, avant de fondre ou de se transformer en glace. nez, pointement rocheux, avancée du littoral: le Nez de Jobourg en Cotentin. Le cap Blanc-Nez et le cap Gris-Nez qui dominent le Pas de Calais ont une autre origine, ness, terme nordique pour promontoire, falaise – qui en fait vient aussi de l’IE nas, nez. nieder, v. bas Niño (el), v. oscillation australe nival, sous l’effet de la fonte des neiges, en parlant d’un régime fluvial à forts apports printaniers et estivaux; on en connaît des variétés pluvio-nivales (plus précoces et étalées), nivo-glaciaires (plus tardives, en été). niveau, plan horizontal, établi notamment sur Terre par un lac, un étang, une mare; l’altitude se détermine par rapport au niveau moyen des mers (qui s’élève avec le réchauffement); le niveau est un instrument muni d’une bulle d’air permettant de s’assurer de l’horizontalité d’un plan, d’un tracé. La courbe de niveau (isohypse) relie les points de même altitude. Le niveau est au sens figuré la place sur une échelle, dans une hiérarchie: niveau de connaissances, de compétence, de qualité, de bruit, de pollution, d’inquiétude, de satisfaction… v. nivellement, dénivellation. nivellement, 1. mesure d’un terrain par des géomètres. no man’s land, «terre sans homme», expression anglaise conservée pour évoquer un désert — homme est mis ici pour être humain. Peut s’appliquer à des espaces réduits, comme la bande vide entre deux armées qui s’observent, ou certaines bordures. nod, site utopique «à l’est d’éden» où par définition il ne pouvait rien y avoir selon la mythologie; en hébreu, signifie errance. noisetier, arbre très présent en toponymie, sous des formes bien différentes. La forme latine avellana se lit dans le Pla des Avellans, Lavelanet, Availle, Abère, Ablois et a donné Aulagnier, Olagnier, Aulagnes, Agnolles. La forme coudrier est à l’origine de Coudray, Coudrais, Coudre, Caure, Colroy, Conroi, Courade. La forme occitane vaïsse donne des Vaysse, Vayssière, Vayssac, Lavayssière, Baïsset. La forme germanique hasla apporte des Hazel, Hazelotte, Hazelles. Le basque a urritz (Urritzgaray, Urritzordoka). Le breton ajoute kelvez (Quelvezen, Quelven, Golven, Quilvic…). nomade, personne ou peuple changeant couramment d’habitat, selon les saisons et l’état des ressources, et par tradition comme les Roms. Certains sont semi-nomades, s’adaptant aux ressources saisonnières et possédant une base fixe. L’humanité a été longtemps nomade, au paléolithique. V. itinérant, mode de vie. noroît, vent de nord-ouest frais et humide, dans la France du nord-ouest; v. galerne. noue, dépression humide; d’un gaulois nauda, d’après l’IE nau, bateau; divers noms en Nauze, Naude, Nouelle, Nœux, les Nées, Noë et même Noël, Nods, Delanoë. nouveau, adjectif fréquent en toponymie sous les formes neuf (Bourganeuf, Châteauneuf, Villeneuve, Villenouvelle, Neuves-Maisons, Bordenave), neu ou nau (Neuville, Neuvy, Neuvicq, Neubourg, Castelnau), plus tous les Neuilly et Nogent, Noailhe, Lanouaille, des Névez en breton, berri en basque (Bordaberria, Etcheberry…). novale, défrichement, avec des lieux-dits en Noyal, Noailles, Nouaille… noyau, partie centrale du globe terrestre (17% du volume), formé de fer et de nickel (nife); il comprend le noyau interne, sphère de 1 200 km de rayon, à 5 000 °C mais supposée solide en raison de la pression extrême; le noyau externe, 2 300 km d’épaisseur, surtout de fer, liquide, vers 4 000 °C, siège du champ magnétique terrestre. noyer, arbre très présent en toponymie sous les formes Noyers, Nozières, Noisy, Noroy, Neyrolles, Noisiel, Nozeroy, Noyarey et, dans le Midi, Nogaret, Nogaro, Nougarède. nucléaire, nom masculin englobant toute l’industrie de l’énergie nucléaire, tirée de la désintégration du noyau d’atomes de certains métaux comme l’uranium. Cette haute énergie est employée à des fins militaires (bombe atomique, utilisée à Hiroshima et Nagasaki pour mettre fin à la guerre en 1945, ensuite pour la dissuasion), à des fins civiles dans les centrales nucléaires, qui produisent de l’électricité à partir de turbines à vapeur alimentées par l’énergie nucléaire dans des sites abondants en eau. Ces centrales sont bien moins carbonées que les centrales thermiques à charbon, gaz ou pétrole, ce qui explique leur faveur en France, mais elles posent des problèmes de stockage des déchets. Nuisement, nom de lieu relativement répandu dans le Bassin parisien et alentour, aussi Nuisance; l’origine prête à discussion, mais semble évoquer surtout des terres disputées. |