Dicogéo
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A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z |
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eau, liquide essentiel pour la vie, présent en géographie sous de nombreux aspects: cours d’eau, mer et océan, glacier, érosion, précipitations et dans les noms de lieux sous les formes aigue, aix, eve, yve; v. hydronyme. éboulement, chute d’ensemble d’une masse rocheuse. éboulis, tas, cône ou nappe de roches étalés sur un versant, après chutes individuelles de pierres et ruissellement; v. casse. écalle, v. escale écart, maison ou petit hameau isolés; noms en Écarté, Escartais…; v. perdu. échelle, 1. fraction représentant le rapport entre une longueur sur la carte et sa longueur réelle sur le terrain; on écrit le numérateur sous la forme échelle géologique, succession des étages distingués selon leur âge, leur nom et certaines caractéristiques; v. étage, archéen, primaire, secondaire, tertiaire, holocène. échine, dos de terrain quelque peu saillant; divers lieux-dits, certains en Esquié, Esquieu en occitan; egui en basque. échoppe, boutique, magasin (anglais shop); à Bordeaux, petite maison d’habitation basse, de quartier périphérique ou barrière. éclipse, obstruction totale ou partielle de la vue d’un corps céleste par l’interposition momentanée d’un autre corps: vues de la Terre, éclipse de Lune quand la Terre s’interpose et lui fait de l’ombre, de Soleil quand la Lune s’interpose; d’un grec eclipsis, IE leikw, laisser, abandonner. Au sens figuré, absence ou retrait momentanés, voire définitifs: s’éclipser plus ou moins discrètement; une présence à éclipses. écliptique, plan de l’orbite de la Terre autour du Soleil; l’axe des pôles est incliné de 23°26’ par rapport à l’écliptique, ce qui détermine les saisons et la latitude des tropiques et des cercles polaires. écluse, barrage mobile sur un canal ou un cours d’eau en vue de permettre la circulation en fragmentant la pente; deux écluses délimitent un sas, qui se vide ou se remplit pour assurer la différence de niveau, aussi bien à la montée qu’à la descente. éco, préfixe à usages multiples, à partir de l’idée d’habitat: latin vicus, grec oikos, de l’IE weik, clan. De là deux filiations principales, vers le fonctionnement interne de la «maison» (économie) et vers son environnement (écologie). écobuage, brûlis avec enlèvement de gazon ou de lande; noms en Écobue, Égobue, Écobus. Sans rapport avec l’écologie, le nom fut jadis égobue, de gobe, motte de gazon, d’origine celte. écologie, état de l’environnement physique d’un lieu (climat, sols, flore et faune), et son étude; du grec oikos, IE weik, maison, qui a donné aussi l’économie. L’écologue est un spécialiste de l’écologie. L’écologiste est un militant de la défense des systèmes écologiques contre les prédations humaines: les mouvements et partis écologistes se sont surtout manifestés à partir de 1970, v. vert. économie, 1. science et pratique de la gestion des biens et des revenus, tant privés que publics. Les spécialistes en sont les économistes, à ne pas confondre avec les écologistes (v. écologie). écorce terrestre, v. croûte écosystème, ensemble des interactions entre composantes d’un milieu naturel. écotope, écosystème local. écoulement, mouvement d’un flot: non seulement des eaux, mais aussi de la circulation de piétons ou de véhicules. écoumène, ensemble des milieux naturels, de l’environnement physique et vivant de l’activité humaine; écuménique: de l’ensemble de la Terre habitée. écrenne, 1. jadis hutte, cabane, atelier; Diderot évoque «les écrennes de mon village» (Jacques le fataliste); d’un IE skel-kel, abri, coquille, qui a donné écrin et escale; divers noms dont Escrennes, Écraigne. écueil, rocher émergent ou en haut-fond, source de danger pour la navigation; d’un grec skopelos: que l’on guette; skoglio en Corse. Assez peu de toponymes, le breton les désignant surtout comme roches (roc’h). éden, utopie, pays imaginaire jadis situé tout à l’est (donc en haut des cartes, v. orientation), d’un hébreu au sens de volupté. Sert par image pour évoquer des lieux de faveur, «édéniques» (v. cocagne, eldorado); quelques lieux-dits Eden, Eden Roc, Eden Parc, Eden des Baronnaises… effluent, cours d’eau issu d’un lac ou d’une nappe, voire d’une source d’eaux usées; syn. émissaire. effondrement, chute brutale d’une construction ou d’un relief, fréquent en milieu de karst. église, édifice du culte catholique; divers toponymes comme Égliseneuve-d’Entraigues, , Église-Vieille, Gleyzevieille, Gleyziole… eldorado, utopie, fondée sur la richesse supposée en or, longtemps site recherché dans l’Amérique postcolombienne. Devenu synonyme d’une région très riche. élevage, entretien d’animaux domestiques pour le lait, la viande, les œufs, la peau ou la toison, le transport et la traction, voire les jeux (chevaux, taureaux, chiens, coqs); fait partie de l’agriculture et exige d’ailleurs des cultures pour l’alimentation des bêtes; v. remue, hippisme, stabulation, transhumance. éluvion, dépôt in situ dû à l’altération des roches sur place. élysée, utopie de la mythologie grecque, site formé de jardins où séjournent les vertueux; en France, palais de la présidence de la République à Paris; Champs-Élysées, avenue parisienne de prestige menant à l’Arc de Triomphe. Les Alyscamps à Arles sont des champs élysés, en une allée avec nécropole. embouche, forme d’élevage et prairie d’engraissement de bovins en vue de produire de la viande de qualité, surtout en Charolais. embouchure, terminaison d’un fleuve dans la mer; aussi bouche; v. estuaire, delta. embourgeoisement, élévation du niveau social d’un quartier urbain; c’est par paresse ou pudeur qu’on emploie inutilement son équivalent anglais gentryfication. émigration, départ durable et mouvement vers d’autres contrées, voire à l’étranger, par nécessité ou par choix, autorisé par le pays d’accueil ou clandestin. Des mouvements migratoires s’observent et se mesurent à l’intériur d’un pays, omme en Frabce vers les grandes villes et les littoraux atlantique et méditerranéen. éminence, relief ponctuel, surtout en plaine, IE men comme mont. émissaire, v. effluent empire, territoire de grande étendue, parfois discontinu, associant divers pays sous une même autorité, surtout dans le passé: Empire romain, Empire inca, Empire turc; de imperium, pouvoir, commandement, issu de in et de l’IE pere, donner, procurer: le pouvoir que l’on se donne; v. impérialisme . Tous les empires n’ont pas un empereur à leur tête (Empire britannique, Empire soviétique), et des empereurs n’ont pas de vrai empire (Bokassa en Centrafrique, Maximilien au Mexique, Napoléon III en France). D’autres empires sont virtuels mais peuvent dominer des territoires (l’empire de la drogue, l’empire de la mafia). Être sous l’empire de: dépendant de. emplacement, lieu défini, affecté ou réservé: emplacement de parking, de marché; v. place. emporium, place commerciale de grand rayonnement dans l’Antiquité; de porter, comme un port. A désigné ensuite certains grands ports: Rotterdam ou Singapour ont eu la réputation d’emporium mondial. emposieu, puits naturel profond, gouffre en pays calcaire, surtout le Jura, avec l’idée que les eaux s’engouffrent, qu’il avale les eaux: noms et variantes en Embossoir, Empouzoir, Engoulloir, Endoussoir, Andouzoir et même Embut, Embuteillou. empyrée, utopie, lieu mythique où il y a du feu (sacré), mais plutôt au ciel que sur terre; quelques rares lieux-dits en Maurienne, à Sète, Aux. en, adverbe de lieu, très présent parmi les toponymes: Châlons-en-Champagne, Bourg-en-Bresse, Le Puy-en-Velay, Mons-en-Pévèle, Vaux-en-Velin, Luc-en-Diois…; parfois sous la forme ès (Ville-ès-Martin). enclave, partie d’un territoire séparée de la partie principale par d’autres territoires. Trois communes du Nord forment l’Enclave dans le Pas-de-Calais; le Comtat Venaissin est une enclave du Vaucluse dans la Drôme. La France conserve une centaine d’enclaves communales ou de parties de communes, en dépit des règlements et efforts pour assurer la continuité territoriale. enclos, parcelle clôturée; v. baille, clos, cancel, claie, cloître, palissade, plessis. encoche, incision dans un relief, passage difficile; souvent sous la forme Coche en toponymie, parfois Coigt ou Hoche pour un col ouune entaille de vallon; v. ancize, osque. encombre, v. combre endémie, forme de maladie cantonnée à un territoire; v. épidémie, pandémie. endogamie, reproduction des êtres vivants en milieu fermé. endogène, produit sur place, à l’intérieur d’un même processus. endoréisme, écoulement fluvial en milieu fermé, dans des bassins sans exutoire vers la mer, surtout en pays aride. endroit, lieu quelconque; bon endroit, mauvais endroit. À l’endroit: dans le bon sens, cf. adret, directement sous les rayons du Soleil. énergie, force de la nature (solaire, sismique, éolienne, hydraulique, gravité, voire la traction animale), ou par et pour l’activité humaine. Une source d’énergie est ce dont on peut tirer de l’énergie: soit fossile (pétrole, gaz naturel, houille), soit renouvelable (éolienne, hydraulique, solaire, végétale). enfer, dystopie de certaines religions, à partir d’infra, en bas, donc opposé au ciel. Mais de la même racine sont venus quantité de toponymes évoquant une situation basse, en fond de vallée: Val d’Enfer, Infernet, Uvernet. engane, nom provençal de la salicorne, plante des marais salés; lieux-dits les Enganes. ennoyage, enfouissement sous une nappe d’eau ou de dépôts, d’alluvions, de sables. enracinement, résidence prolongée et voulue en un même lieu, où l’on est né ou l’on «prend racine» en s’en félicitant. ensange, étendue rurale, porteuse de lieux-dits dans Nord-Est (Ensange, Ensonge, Ensanche) et ayant pu désigner une terre seigneuriale (G. Duby) ou une extension de parcelles. ensauvagement, retour à la nature après abandon de cultures; v. friche. ensoleillement, quantité de radiations solaires reçues, différenciée selon la latitude, la nébulosité, l’exposition (v. albedo, soulane, ombrée, adret, ubac), avec des effets sensibles sur les formes de végétation et le tourisme. Un enSoleillement élevé favorise le recours à l’énergie solaire par panneaux photovoltaïques. entaille, v. encoche entreprise, entité juridique en vue de la production et du commerce de biens ou de services, en principe à but lucratif. Sa traduction dans l’espace géographique est l’établissement. On distingue entre grandes entreprises (souvent cotées en bourse) et petites et moyenens entreprises (PME). L’autoentreprise est une notion récente pour une entreprise individuelle sans salarié. V. trust, monopole, conglomérat, cartel. entropie, perte d’énergie ou d’ordre en milieu fermé; le contraire est la néguentropie. environ, autour de, à peu près, s’agissant de mesures et valeurs numériques; les environs, aux environs: ce qui est autour d’un lieu, dans son voisinage; du vieux français viron, cercle. environnement, ensemble de ce qui entoure un lieu; plus spécialement, son milieu physique ou naturel; v. écologie. éolienne, appareil mu par le vent, naguère surtout pour pomper, de nos jours pour produire de l’électricité avec des mâts de 100 à 150 m de haut et des hélices tripales de 80 à 100 m de longueur. La France a environ 18 000 éoliennes en 2 400 parcs, ont 3 en mer, produisant 10% de l’électricité totale, dont la moitié en Hauts-de-France et Grand Est. épaulement, ressaut sur une pente. épeirogénique, de la dimension d’un continent: se dit pour des bombements ou subsidences très amples de l’écorce terrestre. éperon, pointement d’un relief, d’un versant; éperon barré: fermé par un mur ou un fossé pour en faire une position forte; v. oppidum. épidémie, diffusion spatiale d’une maladie, à partir d’un foyer, de dimension variable: v. endémie, pandémie. épierrage, enlèvement des pierres d’une terre à cultiver, souvent avec construction de murettes; v. eschalle. épigénie, création à partir du haut: creusement d’un relief par l’enfoncement des cours d’eau, à partir d’une couverture ou d’une surface d’érosion qui masque la géologie profonde, ce qui peut entraîner des désadaptations; v. adaptation, antécédence. épineux, arbustes à pines, surtout en haies; nombreux toponymes en L’Épine, Espinasse et selon les variétés: aubépine (Labrespy, Ébaupin); aragne (Aragnouet, Arnéguy, Arnac), arn évoquant le prunellier; brède (La Brède, Broc, Broux, Broucasses); spern en Bretagne (Spernen, Spernez) , dorn en germanique (Dornach, Tournebut, Fourdrain); array en basque (Bidarray, avec chemin). éponyme, «qui donne son nom»: lieu, personne ou chose qui est à l’origine d’un nom devenu commun: v. artésien, karst, hercynien, monadnock, planèze, pouilleux. équateur, le plus long parallèle de la Terre (40 000 km), équidistant des pôles, d’où son nom. La Terre y tourne à 1 667 km/h. équilibre, situation stable dans un système de forces: le profil d’équilibre d’un versant, d’une dune, d’un talus, d’un talweg est tel que la pente se maintient hors perturbations exogènes. équipement, installation qui vise à assurer les fonctions de la vie sociale, la production, les échanges: équipement scolaire, universitaire, de santé, sportif, culturel, touristique, industriel, agricole, commercial, de transport. érable, arbre à feuilles pointues (acer en latin), plutôt fécond en toponymie mais parfois difficile à reconnaître: Arblay, Herblay, Azerables, Arrabloy, Lhéraule et même quelques Arabe. ère, longue durée de temps. La géologie distingue d’abord l’archéen (au-delà de - 540 M d’années), puis les ères primaire (- 540 à -252), secondaire (- 252 à - 66), tertiaire (- 66 à - 2,8), quaternaire (depuis - 2,8 M d’années). erg, désert de sable, avec dunes; mot arabe; v. reg. érosion, altération, dégradation d’un terrain par des agents naturels: érosion fluviale, glaciaire, éolienne, chimique, littorale. La géomorphologie étudie, entre autres, les formes d’érosion. Le ruissellement, l’action des cours d’eau et courants littoraux armés de sables et de galets, les alternances de gel et dégel, la décomposition des roches grenues, la dissolution des calcaires y ont un rôle majeur. L’érosion, surtout aréolaire (de surface sous climat chaud et humide), peut aller jusqu’à la pénéplaine. erratique (bloc), masse rocheuse isolée, éloignée de son origine après transport par un glacier disparu: des blocs venus des Alpes se voient près de Lyon. errota, défrichement en basque, à partir du nom de la souche; cf. Errotaberria (nouveau), Errotahandia (grand)… éruption, projection de laves et de blocs par un volcan en activité; roche éruptive: formée dans le magma, sous très haute température, comme le granite, le quartz; v. sédiment, métamorphisme. escale, 1. habitat temporaire, cabanes, de l’IE skal ou kal pour coque, cosse, gousse, qui a donné shell en anglais; divers noms en Écalle, Écalgrain, Écalleclif. escarpement, relief à forte pente, abrupt; noms en Escarpe, Escarène, Escarrans, et Esquieu en occitan, dont les Montesquieu. esch, groupe de parcelles en Alsace: Eschau, Eschbach, Echwiller. eschalle, défrichement avec épierrage (eschaller: ôter les cailloux); quelques lieux-dits, dont Essaules. espace, mot polysémique désignant aussi bien un intervalle qu’une étendue terrestre ou le domaine extraterrestre; v. espace géographique, espacement, spatial. espace géographique, partie de la surface terrestre incluant toutes les activités humaines localisées et leur environnement naturel plus ou moins transformé. La revue scientifique L’Espace Géographique a été créée par R. Brunet en 1972. espace vécu, partie de l’espace géographique fréquentée quotidiennement par une personne ou un groupe social; le géographe Armand Frémont s’est illustré dans son étude (La Région, espace vécu, 1976). espace vert, étendue arborée et gazonnée aménagée et préservée, surtout dans des territoires urbanisés. espace vital, étendue jugée «nécessaire» à la vie d’un groupe; concept développé par le zoologue allemand F. Ratzel (1844-1904) à partir du comportement territorial de certains animaux, qui reconnaissent, délimitent et défendent leur territoire. Ratzel l’a ensuite transposé un peu vite aux sociétés humaines et aux États, ce qui a permis plus tard à son compatriote K. Haushofer de fonder sa Geopolitik et de permettre aux nazis de «justifier» leur projet impérialiste. On pensait défuntes ces élucubrations depuis 1945 mais elles renaissent au XXIe siècle, en Russie et ailleurs (Israël, D. Trump à la présidence des États-Unis). espacement, intervalle entre deux objets; c’est principalement le sens que donnaient à l’espace les philosophes jusqu’à la fin du XVIIIe siècle: le vide. esplanade, terre-plein au pied d’une fortification, puis place dégagée, mettant en valeur un monument; désigne aussi des quartiers d’affaires ou habités sur dalle, comme l’Esplanade de la Défense à l’ouest de Paris, ou l’Esplanade à Grenoble. esplugue, grotte, du grec spelaion dont vient la spéléologie; donne dans le Midi des Épelugue, Esplugue, Espeluche, Espélunguère, Spelunca en Corse… essaimage, diffusion en foyers secondaires à partir d’un foyer principal; par exemple pour une innovation; v. diffusion. essart, mise en culture d’une terre vacante, du latin sarire, sarcler. S’accompagne de brûlis, abattage d’arbres (abattis), étrépage ou épierrage, écobuage. Nombreux lieux avec Essart, Sart, Dessertine, voire la Sardine à Molezon 48, aussi des Écchou. Nombreuses variantes locales, v. défrichement. estive, pâturage d’été; noms en Estivaux, Étivaux, Estibère; v. alpe. estran, partie basse d’un littoral, soumise à la marée, sableuse (plage) ou rocheuse (platier); de l’anglais strand, IE ster, «qui s’étend». estrée, route empierrée, du latin strata; nombreux noms, dont Étréaupont, Estrade, Étrelles, parfois remotivés en Lettrée. estuaire, débouché élargi d’un fleuve dans la mer, soumis aux marées; v. aber. établissement, lieu où l’on s’est établi de façon durable, où s’exerce une activité (établissement scolaire), où travaille une entreprise; ne pas confondre avec entreprise, qui est une entité juridique. étage, division en hauteur de l’échelle géologique: le Jurassique est un étage du Secondaire; division verticale de formes de végétation selon l’altitude (v. étagement), d’ un immeuble, où il arrive que l’on distingue un «étage noble», en général le premier, mieux ménagé et vitré que les autres, avec balcon. étagement, différenciation des formes végétales en montagne selon des tranches d’altitude, liée aux températures et à l’occupation humaine: cultures et prés en bas, puis forêt, puis pacages d’altitude, enfin rochers et névés. étang, nappe d’eau d’apparence stagnante et fermée, peu profonde et de taille variable mais modérée; v. lac, lagune. Certains étangs sont naturels, derrière un relief rocheux ou dunaire, beaucoup sont artificiels, créés derrière un barrage pour la régulation des eaux ou l’élevage de poissons. Divers toponymes dont Estaing, Estanque, Capestang. État, 1. Territoire indépendant ou autonome, doté de frontières et d’un gouvernement, d’un drapeau, d’une capitale, en principe d’une constitution; l’ONU en reconnaît 197 dans le Monde. état des lieux, relevé des caractéristiques physiques ou statistiques d’un lieu ou d’un territoire par recensement ou à l’occasion d’une cession, d’une location. L’INSEE fait régulièrement un état des lieux des circonscriptions et collectivités territoriales de la France à l’aide de tableaux statistiques présentés en «dossier complet» ou «comparateur de territoires». étatisme, pratique politique exagérant l’intervention de l’État, de ses institutions et de ses agents dans l’activité d’un pays. étatsunien, des États-Unis d’Amérique, adjectif préférable à américain employé aux États-Unis mêmes, qui entraîne des confusions: l’Amérique est loin de se limiter aux États-Unis. étendue, surface quelconque mais mesurable; v. espace. ethnie, communauté de personnes se reconnaissant des liens d’origine ou de parenté; syn. peuple. ethnologie, science des groupes humains, peuples et ethnies. V. anthropologie. étiage, niveau le plus bas d’un cours d’eau ou d’une nappe d’eau. étier, exutoire d’un lac ou d’un étang; v. effluent, grau. étoile, 1. forme apparente et brillante d’un astre dans le ciel; l’observation des étoiles a fait naître l’idée de constellation, groupe apparent d’étoiles, qui en fait peuvent être très éloignées les unes des autres; et, à partir de là, l’imaginaire de l’astrologie à travers le zodiaque. étranger, qui relève d’un autre pays, nation ou État; du latin extraneus, du dehors, comme étrange : un voyage à l’étranger, ministère des affaires étrangères; au sens figuré: qui ne me concerne pas, n’est pas de mon monde: cela m’est étranger. Le caractère de ce qui est étranger est l’extranéité. étranglée, v. défilé étrépage, défrichement avec enlèvement ou retournement de mottes de terre ou de gazon (proche d’extirper); lieux-dits en Étrèpe, Éterpigny, Étrépilly, Esterps, Estrepois, Sterpoy… étroit, v. détroit euphémisme, modification d’un nom pour en supprimer ou réduire le côté perçu comme grossier, choquant ou gênant, selon l’époque et au risque d’hypocrisie: zone urbaine sensible devenant quartier prioritaire, pays sous-développé pays en développement puis Sud global, nègre noir, guerre d’agression impérialiste en opération spéciale dans la Russie de Poutine. La toponymie en est friande: Les Allemands est devenu Les Alliés en 1915, La Pisse Pelvoux, La Molle Le Môle, Mort aux Juifs Route de Louzouer, Les Petites-Chiettes Bonlieu, le Merdereau Verdereau, la Seine-Inférieure Seine-Maritime, les Basses-Pyrénées Pyrénées-Atlantiques; v. Verdanson. eustatisme, modification générale du niveau des océans sous l’effet des mouvements tectoniques ou des glaciations et interglaciaires; v. isostasie. eutrophisation, enrichissement excessif de l’eau en matières nutritives, par la migration des engrais, favorisant l’invasion par certaines espèces végétales. évapotranspiration, production de vapeur d’eau par les végétaux et les eaux de surface, courantes ou stagnantes. eve, radical ancien évoquant l’eau, présent dans de nombreux toponymes comme Évaux-les-Bains, Évian, Yvetot, Y; prend aussi la forme ave dans aven, Avèze, Avène, Avesnes, Availle, Avoine… EVP, v. conteneur exclusive (zone économique), partie maritime considérée comme réservée à un État riverain pour son exploitation; par convention internationale de 1982, elle est limitée à 200 milles marins, en tenant compte de la projection des frontières. exemple, défrichement, avec l’idée d’agrandir l’espace cultivé; lieux-dits en Example, Exempt. exode, départ massif de populations sous l’effet de la pauvreté ou de l’insécurité, voire de la famine ou de la guerre; n’entraîne pas nécessairement l’émigration. exode rural, migration des campagnes vers les villes, engagé surtout à partir des années 1850 en France avec l’industrialisation, et sensible durant un siècle; l’expression a été exagérée à des fins polémiques. exogène, provoqué de l’extérieur. exoréisme, circulations d’eau ouvertes, traversant le territoire; oppposé à endoréisme. exosphère, espace infini hors de la Terre et de son atmosphère, quoique parfois considérée comme partie supérieure de celle-ci. expansion, débordement sur de nouvelles étendues proches. expédition, voyage organisé et équipé en vue d’une exploration, d’une conquête, d’une performance. Du XVe au XVIIe siècle ont été organisées ces grandes expéditions qui ont permis aux Européens la découverte de terres inconnues d’eux, surtout des archipels et même les continents américains et du Pacifique. Les expéditions polaires ont été nombreuses. Du même ordre mais plus publicitaires furent les expéditions en automobile dites Croisière Noire du nord au sud de l’Afrique (1924-1925), Croisière jaune de Beyrouth à Pékin (1931-1932) lancées par Citroën. exploitation, 1. unité de mise en valeur d’une ressource: exploitation agricole, syn. de ferme au sens le plus général; exploitation minière, ferroviaire…. exploration, observation en vue de découverte; en particulier, examen d’un territoire peu ou pas connu, avec ou sans expédition. exportation, vente ou transfert de marchandises ou de services à l’étranger. expropriation, enlèvement d’un bien immobilier ou foncier à son propriétaire, avec ou sans compensation, par dol ou par utilité publique: besoins militaires, autoroutes, zones industrielles, prévention des risques d’inondation ou d’effondrement… exsurgence, apparition soudaine d’un cours d’eau bien constitué à la sortie d’un massif calcaire; porte le nom de fontaine, comme la Fontaine de Vaucluse, la fontaine de la Loue. V. résurgence, vauclusienne. extensif, de faible densité sur une large étendue: élevage extensif, agriculture extensive. extension, agrandissement d’une propriété, d’un immeuble, d’un territoire. exterritorialité, privilège tendant à libérer un lieu des lois du territoire environnant: une ambassade, une concession, une enclave étrangère. extraire, tirer ou retirer d’un milieu; on extrait une partie d’un texte aussi bien qu’un minerai du sous-sol. Les sites d’extraction de ressources se marquent dans le paysage, par mines, carrières, puits et déblais. On peut aussi chercher à s’extraire de sa condition, de sa classe sociale. extranéité, v. étranger exurbanisation, tendance à quitter une ville pour ses environs, à des fins d’extension, d’abaissement des coûts fonciers et taxes, d’amélioration des accès: ainsi des centres commerciaux périphériques, de campus universitaires, d’usines ou de bureaux. |