Dicogéo
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là, adverbe clé de la géographie; v. ici. labeur, travail en général; du latin labor, peine que l’on se donne pour obtenir quelque chose. labour, travail de la terre, consistant à la retourner pour l’aérer ou l’ensemencer; de labor, peine, comme labeur. Le laboureur est le travailleur agricole en général. Au Royaume-Uni, le Labour Party s’est voulu celui des travailleurs, d’où la traduction parti travailliste. labyrinthe, parcours laborieux à visibilité limitée par des murs, de hautes haies, des plantes cultivées, avec des impasses; mot grec au sens de parcours sinueux. Chaque année, certains labyrinthes sont tracés et proposés aux touristes dans des jardins, des champs de maïs… lac, étendue d’eau continentale, avec tributaires et émissaire; IE laku, masse d’eau; loch en gaëlique, comme le Loch Ness. Certains sont naturels, derrière des barrages rocheux (lac Léman), dans des cirques (lac du Portillon); d’autres sont des lacs de barrage créés pour la maîtrise des crues (lac du Der), l’irrigation (lac du Salagou), la production d’énergie (lac de Tignes), voire à plusieurs usages (lac de Serre-Ponçon sur la Durance). En principe, le lac est plus grand et surtout plus profond que l’étang, mais les exceptions sont nombreuses. Le terme est quasi-exclusif en montagne, étang plus souvent en plaine, même étendu (étang de Thau, de Biscarosse). En bord de mer on parle de lagune; et de lac collinaire pour de petites retenues d’irrigation, comme dans les Coteaux de Gascogne. lagon, étendue d’eau dans un atoll (roto en Polynésie), communiquant avec la mer par une passe (ava en Polynésie). lagune, étendue d’eau côtière, séparée de la mer par un cordon littoral sableux (lido), parfois en communication avec la mer et en eaux saumâtres. L’étang de Thau, l’étang de Mauguio sont des lagunes. Le terme n’apparaît pas en toponymie; v. liman. laîche, plante herbacée pouvant servir de litière; noms de lieux en Léchère, Lichières, Leschères, Lesche, Lescherolles; la version pyrénéenne de la laîche, aubiscou, a donné le col de l’Aubisque. lan, terme breton fréquent en toponymie avec le sens de lieu saint ou sacré, parfois d’ermitage: Lanédern, Landerneau, Landivisiau, Lanildut, Plélan… lande, formation végétale basse d’arbrisseaux, genêts, bruyères, originelle ou résultant de défrichements de forêts; noms de contrées comme les Landes de Gascogne, le Landais en Périgord, le Lannemezan (lande du milieu) au pied des Pyrénées, Landes de Lanvaux en Bretagne…; lieux-dits en Lalande, Lalanne, Notre-Dame-des-Landes, Lannelongue, Lannepax; Lann en Bretagne (base navale de Lann-Bihoué), Larra en basque (Laruns, la Rhune), Laà en Béarn (dont Laàs 65); aussi larris, laer… lanière, champ allongé, surtout en paysage de campagne; donne des Longchamp, Langenfeld; par d’autres images, a pour équivalents courrège (courroie) et même Courrègelongue; raie et la cohorte des Rège, Roye, Riage, Réaux, Réage; lame (les Lames, Lesme); hèche (IE bhasko, bande étroite, qui a donné faisceau) et se trouve dans Les Hèches, ainsi que Les Hâtes en Touraine. lapiès, surface calcaire taraudée en sillons profonds et sinueux par l’érosion fluviale, caractéristique du karst (de lapis, pierre), écrit aussi lapiaz en Jura. large, adjectif qui apparaît en toponymie sous quatre formes: française (Plaine Large, Chesne Large); latine latus (Pierrelatte); bretonne braz (Ker Braz, Coat Braz, Menez Braz…); germanique breit (Brestot, Brévy, Bréhoulle, Brébec, Brémare, Brédenarde («terre large»). Le large: la haute mer, loin des côtes. larris, lande ou friche dans diverses régions, avec des formes locales en laer dans le Nord (Oxelaere, Laers), Leyritz ou Leyris en Auvergne et Ardèche. latéral, de côté, apparent dans des toponymes bourguignons en Larrey (coteau). De nombreux accords internationaux sont bilatéraux, trilatéraux, multilatéraux; v. Trilatérale. latérite, sol ou cuirasse rouge, riche en fer et aluminium, résultant de la décomposition superficielle des roches sous climat tropical et peu propice à la culture. Le nom vient du latin later, brique. latitude, division de la Terre parallèlement à l’équateur, de 0° (équateur) à 90° (pôles); 1° de latitude mesure 111,1 km; les cercles de même latitude sont les parallèles; latin latus, largeur; v. longitude. La latitude est aussi la marge d’action: vous avez toute latitude pour mener à bien ce projet. lauze, pierre plate tapissant de nombreuses pentes en montagne et utilisée notamment pour les toitures; très nombreux toponymes dans les Alpes, les Pyrénées et le Massif Central, avec aussi des formes en Lauzas, Laps, Lavars, Levens et le Lévezou; prend la forme lave en Bourgogne et Franche-Comté. lavanche, v. avalanche lave, roche en fusion issue du magma; s’épanche en plateau (v. planèze) ou en coulée; se consolide en culot dans une cheminée volcanique (v. dyke), en filon dans les fissures. lavoir, bassin aménagé sous toiture, aux bords inclinés, servant naguère aux lavandières pour le linge de maison et les vêtements de travail. Il reste de nombreux lavoirs dans les villages. Certains, plus sommaires, sont formés par des plaques de pierre ou de ciment légèrement inclinées au bord d’un ruisseau, d’un fossé. La laverie automatique ou industrielle a remplacé les lavoirs dans leur usage, pas dans leur pittoresque. laye, chemin forestier, aussi laie, layon, ligne, présent en toponymie. lazaret, ancien lieu de confinement et de soins, surtout sur les littoraux méditerranéens, en vue d’enrayer la propagation de la peste ou d’autres épidémies. Le nom est venu au XVIe siècle de l’île italienne de Nazaret (devenue Lazzaretto); il a laissé des toponymes en France, jusqu’en Martinique; on trouve aussi quelques Quarantaine. légende, 1. ce qu’on lit: liste des figurés d’une carte géographique, avec leur signification; v. figuré. les, parfois lis, désignait un domaine seigneurial, au moins en Bretagne: Lesneven (= Châteauneuf), Lescouët (du bois), Lesquélen (du houx), Leslan (saint), Lézardrieux (du Trieux). lessivage, descente de particules d’un sol sous l’effet des eaux de pluie, appauvrissant l’horizon supérieur; v. illuvion. lette, couloir entre longues dunes, parfois lède, du latin latus, large; divers toponymes. levant, partie de l’horizon où le Soleil se lève, à l’est; syn. orient; v. escale. Quelques toponymes, dont l’île du Levant à Hyères, plusieurs lieux-dits Soleil Levant. levée, digue de terre sur rive, protégeant une plaine des inondations, en particulier le val de Loire. Leur surveillance fut jadis confiée au service des Levées et Turcies, turcie étant un synonyme au sens de renflement de terre (latin turgere). lez, préposition au sens de «près de», fréquente dans les noms de lieux: Flines-lez-Raches, Neuville-lez-Beaulieu, Poilly-lez-Gien… Parfois lès: Fontaine-lès-Vervins, Goudelancourt-lès-Pierrepont, Joué-lès-Tours… D’autres lieux sont en les-Bois, les-Thermes, les-Mines, les-Monts ou Remilly-les-Pothées, Mérens-les-Vals avec l’article les indiquant une présence, non une proximité. Le château de Plessis-lès-Tours est proche de Tours, celui de Passy-les-Tours (à Varennes-lès-Narcy 58) évoque ses propres tours. La mention près de existe toutefois aussi: L’Hospitalet-près-l’Andorre, Les Noës-près-Troyes. libeccio, vent de sud-ouest en Méditerranée occidentale, doux en été, pluvieux en hiver, surtout en Corse. lido, cordon de sable entre une lagune et la mer ou sur un tombolo; d’après le Lido de Venise. lieu, point de l’espace géographique, défini par ses coordonnées et ses caractéristiques physiques et humaines; place en anglais, Ort en allemand, lugo en italien, lugar en espagnol et portugais, topos en grec (v. toponymie); v. haut-lieu, lieu-dit. lieu-dit, lieu nommé, à l’intérieur d’une commune, base de la toponymie. Les noms des lieux-dits viennent soit d’un patronyme (ancien habitant ou propriétaire), soit d’une caractéristique géographique remarquée (topographie, végétation, sol, eau, habitat, risque…). lieue, ancienne unité de longueur, d’environ 4 km: les bottes de sept lieues des contes permettaient de franchir d’un pas 28 km,; soit une journée de voyage, la distance habituelle entre entre deux villes ou relais. Le terme (leuca en latin) serait d’origine gauloise; il se retrouve dans banlieue. lieux centraux, villes comme centres de services, organisant le territoire avec réseaux en treillis, aires d’attraction tendant vers des formes d’hexagone. Une théorie en fut proposée par le géographe allemand W. Christaller dès 1933. liman, lagune, sur le littoral de la mer Noire; d’un grec pour espace humide. limes, ancienne limite de l’Empire romain, dont il reste quelques traces, comme le Mur d’Hadrien entre l’Angleterre et l’Écosse; se prononce limès. limite, 1. contour strict d’un territoire, d’une circonscription, éventuellement garnie de défenses ou de lieux d’échange (cf. Ingrande). limitrophe, voisin, au contact de. limon, sédiment argilo-sableux à fines particules, déposé par les eaux courantes et les vents et donnant en général des sols fertiles; v. lœss. lisière, limite stricte ou floue, surtout dans le domaine végétal: lisière d’une forêt (v. bordure, orée). lissage, traitement statistique permettant de réduire l’hétérogénéité des données dans des ensembles à petites unités (comme les communes), par exemple en calculant des moyennes mobiles. lit, fond d’un cours d’eau entre des berges; il est tapissé d’alluvions aux formes inégales et mobiles où l’on distingue mouille (eau quelque peu profonde), seuil (entre deux mouilles), banc (haut fond allongé), v. gué. lithosphère, partie rocheuse de la croûte terrestre, divisée en plaques tectoniques. littoral, limite entre eau et terre, aussi bien pour un continent et un océan que pour une île, un lac; syn. côte, rivage. Il est linéaire à défaut de marée, avec la largeur de l’estran là où se fait sentir la marée. Il est un lieu privilégié pour la pêche, l’élevage des huîtres et des moules, la navigation de plaisance, les bains de mer, le tourisme, la résidence; mais il est soumis aux variations du niveau de la mer, à des érosions et accumulations, aux pollutions, à des plantes invasives (algues), aux tempêtes. llano, plaine herbeuse à savane et cultures du nord de l’Amérique du Sud (de l’espagnol pour plaine, prononcer liano). local, attaché à un lieu; un local est une pièce ou un appartement servant à des réunions et des travaux d’une association, d’un syndicat, d’un parti politique. localisation, 1. acte de situer un lieu. localiser, situer un lieu, une personne, une activité sur une carte ou dans l’étendue; v. GPS. localité, habitat multiple distingué par sa situation géographique, son nom et ses caractéristiques: une ville, un village, voire un hameau sont des localités, mais le terme est surtout employé pour de petites unités. locatif (suffixe), terminaison récurrente de toponymes, variant surtout selon les strates historiques de peuplement et n’ayant pas d’autre sens que d’indiquer qu’il s’agit de désigner un lieu; les plus répandus sont en -ac (Moissac, Jarnac, Aurillac…), estimé gallo-romain (mais sans rapport avec aqua), et ses variantes -as (Bazas, Fouras, Coutras…), -at (Gannat, Lordat, Fossat…) , -an (Lézignan, Artagnan, Samatan, Gourdan-Polignan…), -ax (Lannepax), -ex (Cernex), -eix (Blaudeix), -ay (Épernay, Tournay, Vézelay…) -ey (Briey, Jussey), -y (Roissy, Poissy, Passy, Issy…), -é (Sablé, Forcé); les formes germano-nordiques -ing (Carling, Rouhling, Etting…), ingue (Huningue), -igny (Martigny; Poligny), -ange (Hayange, Hagondange, Sérémange en Lorraine); -argues (Neussargues, Aimargues, Marsillargues); -euil (Argenteuil, Verneuil, Montreuil), -eil (Verfeil), -ieu (Ambérieu), -eux (Bagneux), -euse (Ambleteuse), -aux (Cugnaux); -os, dans le Sud-Ouest, considéré comme wisigothique (Bernos, Pissos, Cudos…); -oz, -az à l’Est (Culoz, Chessenaz) dont le z ne se prononce pas, -ins (Frouzins), -eins (Tonneins). loch, v. lac locomotion, action de se mouvoir d’un lieu à un autre, du latin loco, lieu; le terme est un peu désuet, sauf à travers la locomotive, nom apparu en 1825. lœss, limon éolien, parfois sur de fortes épaisseurs, formé sous climat froid et sec en milieu périglaciaire. loge, cabane, surtout en milieu forestier, et dans certains vignobles (Bourgogne, Touraine); compartiment dans une salle de spectacle, un stade: être aaux premières loges. logement, maison ou appartement servant à l’habitation d’une famille; syn. logis. logement social, logement à loyer modéré, pour l’accueil de familles pauvres; v. HLM. Une loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) de 2000 oblige les communes de plus de 3 500 habitants à proposer au moins 20% de logements sociaux (25% après 2013), sous peine de sanctions financières (que certaines communes préfèrent payer plutôt que d’accueillir plus de pauvres). loger, 1. habiter, résider: je loge à l’hôtel, en ville, chez un ami…; loger chez l’habitant, pour un militaire en déplacement. logis, abri, lieu d’habitation. Les sans-logis sont des personnes, parfois des enfants, qui ne disposent pas de logement et dorment dans la rue, dans des abris précaires ou sont accueillies dans des foyers, des camps. logistique, ensemble des dispositifs et mesures pour l’organisation des armées puis des transports; le mot est en rapport avec la logique, non avec le logis. Une plate-forme logistique sert à améliorer la circulation et les échanges entre modes de transport; v. multimodal. londe, forêt en Normandie, d’après un nordique lundr; divers noms comme Étalonde, Yquelon, Iclon, Bouquelon, Les Londes. long, adjectif très répandu en toponymie avec des Longuevillle et Villelongue, Longueau, Longpont, Longchamp, Longwy (de vic)… longitude, distance en degrés à partir d’un méridien 0, en général celui de Greenwich (Londres); le méridien 180° sert de base à la ligne de changement de date; 1° de longitude mesure 111,1 km à l’équateur, 0 au pôle. Un méridien indique une longitude. lotissement, étendue divisée en lots construits ou à construire, en vue de leur attribution à des propriétaires ou locataires. Loubianka, siège de la police politique dans le centre Moscou, que les plans de la ville pour touristes avaient réussi à masquer, en partie en agrandissant artificiellement l’emplacement du magasin Dietski Mir (le Monde des Enfants)… loup, animal très présent en toponymie, surtout pour signaler des endroits isolés, en limite de finage: Gratteloup, Grataloup, Jappe-Loup, Cantaloup, Pisseloup voire Chie-Loup; parfois avec la forme ancienne leu (Cantaleu); aussi des Louvière; et des Loup-Pendu, selon une ancienne coutume censée effrayer les loups; noms en Wolf en germanique. loupe, renflement de terrain avec front mobile bourrelé, dans les glissements de roches meubles gorgées d’eau sous pelouse: c’est une des formes de la solifluxion. loxodromie, direction de navigation maintenant un cap constant, oblique (de loxos en grec) par rapport aux méridiens, droite sur une projection de Mercator et plus longue que l’orthodromie. En fait sur de longues distances, les navigateurs appliquent une série ajustée de loxodromies (tronçons à cap constant) pour se rapprocher de la route la plus courte (orthodromique). luc, terme ancien pour des bois, répandu en toponymie sous les formes Luc, Le Luc, Lucmau, Luques et probablement Loches, Lognes. Lune, seul satellite naturel de la Terre. Son diamètre est de 3 475 km, son volume d’environ 1/50 de la Terre. Son orbite est en moyenne à 384 800 km du centre de la Terre (405 000 à l’apogée, 363 000 au périgée), donc à une seconde à la vitesse de la lumière; elle est parcourue en 27,3 jours à une vitesse d’environ 1 km/s sur un parcours de plus de 2 Mkm, pendant lesquels la Lune fait un tour sur elle-même, présentant toujours la même face à la Terre. La première (et encore seule) apparition humaine sur la Lune est du 21 juillet 1969 (mission Apollo 11) avec N. Armstrong, B. Aldrin et M. Collins. luz, hydronyme répandu, surtout dans les Pyrénées, sous les formes Luz, Luy, Lys, Lis, Lèze pour des torrents et parfois des cascades; l’origine en est discutée. |