Dicogéo
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maceria, radical latin pour de vieux murs, d’un IE mak pour tas, tas de pierres. Il est à l’origine des nombreux Mazères, Mazières, Mézières et prend la formee moguer en breton (Ploumoguer, Magoarn, Moguero). madeleine, lieu-dit en euphémisme de Maladière, maladrerie, correspondant à d’anciens lieux d’isolement sanitaire et de soins, dispersés dans les campagnes. Maglev, v. TGV magma, masse rocheuse pâteuse en fusion (mot grec au sens de pâte pétrie) sous très hautes températures, formant une partie du manteau terrestre sous la croûte et se manifestant en surface par des coulées de lave. magne, radical portant une idée de grandeur (IE mag, puissant), très présent en toponymie, parfois sous la forme man ou mag : Villemagne, Manneville, Magalas, Maguelonne, Majastre, la Manneporte d’Étretat; de l’équivalent celte mar viennent Mareuil, Marsal, Marvejols; du breton meur (grand) Lanmeur, Botmeur, Menez Meur…; v. ver. magnitude, ampleur: brillance relative d’une étoile; le terme a été étendu par Richter à l’énergie relative d’un séisme. mail, 1. allée verte arborée en ville, à l’origine pour le jeu de boules au maillet, se prononce maille. maillage, desserte d’un territoire par un réseau de voies plus ou moins régulier et efficace; v. treillis. main-d’œuvre, ensemble des travailleurs d’une entreprise; elle est permanente ou temporaire, voire intérimaire; v. prolétariat. mal, radical désignant un mauvais lieu, voire un danger, un méchant; nombreux toponymes, certains en mau: Malemort, Malesherbes, Malmaison, Mauvezin (voisin), Malestroit, Malpasset, Maupertuis, Maurupt (ruisseau, parfois altéré en Morue…), Maubourguet, Malassis… mala, indique un mont dans les Pyrénées: Vignemale (mont blanc), Matemale (mont boisé), Bethmale, Mallerouge, parfois malh, mail (Mailh Barrat, Mail de Bulard; prononcés maille). maladrerie, ancien lieu d’accueil et d’isolement de ladres (lépreux), encore présent en certains lieux-dits, mais aussi euphémisé en madeleine. malle, ancien véhicule à cheval, affecté au transport de messages et colis, devenu malle-poste vers 1800; d’une racine désignant un sac. malouinière, en Bretagne du nord, sorte de manoir, demeure de prestige édifiée par la fortune des corsaires malouins (de Saint-Malo). mamelon, petite hauteur ronde; quelques lieux-dits, certains en Mamelles ou en Poupe, Pupe, La Poype en Dauphiné. mangrove, formation végétale dense des régions tropicales littorales, à palétuviers. manœuvre, 1. travailleur non qualifié, assistant des ouvriers. manoir, maison cossue, sorte de château, à l’origine demeure seigneuriale (latin manere, habiter). manse, bien-fonds, tenure d’une famille libre ou affranchie au Moyen-Âge; de manere, habiter); très nombreux toponymes de forme Mesnil, Meix, Metz (sauf la ville lorraine), les Mées, Gérardmer (tous prononcés mé), Mayne, Magneux, Magny. mantalo, terme gaulois au sens de route, parfois péage, présent dans des noms comme Manthelan, Mandelot, Manthes, Mansle, Pierremande (Petromantalo, soit Quatre-Routes). manteau, partie intermédiaire du globe terrestre, entre le noyau et la croûte; épais de 2 900 km, il comprend 81% du volume du globe, abondant en silice et magnésium (sima). On distingue le manteau supérieur (650 km d’épaisseur) formant le magma, plastique, solide ou liquide, et le manteau inférieur, bien plus épais (2 250 km), plus solide. manufacture, à l’origine atelier («faire à la main»), qui a pris le sens de grande usine, privée ou d’État, comme la célèbre Manufacture d’armes de Saint-Étienne (fermée en 2001). mappemonde, carte du Monde (mappe = à plat). La représentation d’une sphère à plat pose des problèmes difficiles. La projection de Mercator, la plus fréquente, dessine des parallèles et des méridiens rectilignes, équidistants et se recoupant à angle droit, ce qui exagère considérablement l’étendue des régions polaires, le pôle étant aussi long que l’équateur. Des formes ingénieuses ont été tentées, en ellipse avec le même défaut (un peu amoindri, le pôle redevenant un point), ou en fragmentant continents et océans. maquis, formation végétale basse des terrains siliceux (v. garrigue). maraîchage, culture de légumes et primeurs, à l’air libre ou sous serre; vient de marais, les anciens maraîchages s’étant surtout développés dans des terrains marécageux où l’eau abondait. marais, étendue gorgée d’eau, à sol tourbeux et végétation adaptée, et parfois risques sanitaires (paludisme). Le marais littoral est souvent dit palu. Le marais salant, sans végétation, est aménagé pour la récolte du sel par évaporation de l’eau dans des casiers très peu profonds. marbre, roche métamorphique, issue de la transformation du calcaire, qui lui donne sa dureté; facile à débiter et à polir, il est exploité en carrières; quelques lieux-dits en Marbrière. marc’h, cheval en breton (celte marko, dont vient le maréchal), présent en toponymie comme à Penmarc’h (tête, cap), Poulmarc’h (étang), Marc’hallarc’h (cygne). marchais, étang, surtout autour de la Loire, avec maints noms de lieux. marchand, personne impliquée dans les marchés. marche, 1. sorte de marge, bordure d’un territoire, espace tampon de conquête ou de retraite, et pour cela de mise en valeur précaire ou modérée; la Champagne a longtemps servi de marche censée protéger Paris des menaces venant de l’est; la Marche est à la bordure entre Bassin parisien et Auvergne. Des noms voisins au sens de limite sont dans les formes Margerie, Marck, Marcq, Marquette, Marguerite et des Morge, Morgeat, Morgex dans les Alpes. Le marquis était à l’origine le chevalier chargé de la défense d’une marche. mardelle, petite dépression humide, liée au soutirage par les eaux d’infiltration dans les limons ou le calcaire, en Normandie et Bassin parisien; source de toponymes. marécage, variété de marais plus bourbeuse, arborée, moins mise en valeur. marée, changement du niveau marin sous l’effet de l’attraction de la Lune, à des rythmes variant en partie selon la configuration du littoral. Le marnage est la différence de niveau entre haute et basse mer; le flot ou flux est la marée montante; le reflux ou jusant est la marée descendante. La zone intertidale est l’espace affecté par la marée. La partie du littoral recouverte ou abandonnée par la marée est l’estran. L’énergie marémotrice est produite par la vidange à marée basse d’un bassin rempli à marée haute. marina, aménagement balnéaire nouveau avec habitat de loisir, port de plaisance: Port-Camargue près du Grau-du-Roi, Port-Grimaud au fond du golfe de Saint-Tropez. marmite de géant, bassin arrondi façonné dans un lit rocheux par les tourbillons des eaux courantes armées de galets et de sables. marnage, différence de niveau entre haute et basse mer; v. marée. marne, roche argileuse tendre, comportant une proportion de calcaire et plutôt fertile; toponymes en Marnière, Marnerie, Marle, Marly, Marlière. martroi, lieu de sépulture, donnant des toponymes fréquents, jusqu’en centre-ville (place du Martroy) sous les formes Martres, Marteray, Martray, Marteret, Montmartre et Marte, Martezay, Marturet… mas, nom méridional pour une maison, une ferme, de la racine manere, demeurer; très nombreux toponymes, y compris pour des villages entiers (Mas-Cabardès, Mas-Sainte-Puelle, Mas-de-Londres…). Mazet apparaît dans les lieux-dits comme petit mas, sans rapport avec les Mazères (v. maceria). mascaret, vague remontant le cours d’un fleuve avec le flot de marée haute, non sans danger pour les petites embarcations; il se fait sentir sur la Garonne jusqu’à La Réole. masque, terme évoquant le jeteur de sorts, la sorcière de jadis sinon la fée; cf. Valmasque, Les Masques, Lamasque, Pas de la Masque. massif, ensemble compact de terrains élevés, quelles qu’en soient la géologie ou la dimension: massif des Maures, de la Vanoise, Massif Central, Massif Schisteux rhénan… Un massif ancien, souvent massif cristallin, est un fragment du socle, comme le massif des Vosges ou celui du Morvan, l’essentiel du Massif Central hors des Causses. mate, forêt dans le Languedoc et les Pyrénées, avec des noms en la Matte, Les Matelles, Matemale avec mont), Matot … matière première, matériau à transformer par l’industrie: le bois pour l’ébénisterie, la bauxite pour l’aluminium, le pétrole pour l’essence, le blé pour la farine, les terres rares pour l’électronique. La possession et le commerce des matières premières sont des données fondamentales de la compétition économique mondiale. matt, terme alsacien et lorrain pour pré, prairie de fauche: Siewiller 67 réunit les lieux-dits Frohmattt, Kieffermatt, Wuestmatt, Langmatt, Schmalmatt, Holzmatt. Ebersmunster 67 a même un Testamentmatten. maure, de couleur brune, foncée; très présente en toponymie (Montmorin, Mauremont, Morin, Campomoro, massif des Maures… Certains noms ont pu évoquer les Maures comme peuple dangereux, mais surtout par métaphore, comme la Balma del Moro, dolmen de Laroque-des-Albères 66, où Moro équivaut au diable de bien d’autres mégalithes; le massif des Maures a tout d’une Montagne Noire remotivée. méandre, sinuosité d’un cours d’eau, à plat ou encaissée; la courbe extérieure (rive concave) est un lieu d’érosion fluviale, la courbe intérieure (convexe) est un lieu d’alluvionnement. Dans un méandre encaissé, le versant concave est en pente accusée, le versant convexe en pente douce, aplani par la migration du cours. Le mot vient du grec, par l’intermédiaire du fleuve de Turquie Meandros (actuel Grand Menderes). média, abréviation de moyens de communication de masse (anglais mass media), pluriel de medium mais qui porte un accent en français, et souvent une marque redondante du pluriel: les médias. Ils comprennent la presse, la radio, la télévision, parfois les spectacles et récemment les chaînes Internet dites «réseaux sociaux». Ils ont leurs habitudes et tics de langage, abusant de l’anglais par paresse ou snobisme, attribuant un sens particulier à des mots comme territoire, quartier, Sud global, communs, genre, géopolitique… médiance, ensemble des qualités et attributs d’un milieu biologique et humain. Terme proposé en 1985 par le géographe Augustin Berque à partir du japonais fudosei de T. Watsuji (1889-1960, auteur de Fudo, le milieu humain, CNRS Éditions 2011, trad. A. Berque. médina, ville arabe, avec une organisation particulière; v. R. Brunet, «Modèles et schémas spatiaux: la médina de Tunis». L’Espace géographique, 1975 (Persée). mégalopole, terme proposé par le géographe Jean Gottmann en 1961 pour décrire l’ensemble urbain du nord-est des États-Unis et les autres ensembles urbains du même acabit dans le Monde; le terme s’applique à la dorsale européenne de Liverpool à Florence par Londres, Amsterdam, Francfort, Stuttgart, Zürich et Milan. Le mot lui-même est volontairement ambigu, associant ironiquement l’idée de grandeur à celle d’arrogance (mégalo). mégapole, très grande ville ou agglomération, d’un ordre supérieur à dix millions d’habitants, comme Paris ou Moscou; de deux racines grecques pour très grand et ville, sans connotation ironique. meil, v. moulin meix, v. manse méjou, îlot de campagne ouverte en pays de bocage breton; lieux-dits en Méjou, Méchou et surtout Mez, Mez Hir (long), Mez Huel (haut)… men, v. mené ménage, unité statistique de vie familiale et d’habitation, en principe à partir de deux personnes de sexe différent; mais on voit de plus en plus de ménages de même genre, et surtout de ménages monoparentaux. mendi, mont en basque: Mendive (pied du mont), Mendibel (noir), Mendicourré (rouge), Mendibil (rond), Mendionde (à côté), Artzamendi (de l’ours)… mené, mont en breton, aussi menez: Ménesguen (mont blanc), Guémené-Penfao (mont blanc et bout de la hêtraie), Menez Bré (redondant); men, de même famille, désigne un rocher, une pierre et figure dans la composition de nombreux lieux-dits; menhir est la longue pierre, dolmen pierre plate ou à plat. menhir, mégalithe dressé et fiché en terre, des celtes men (pierre) et hir (long); un certain nombre sont désignés comme pénis (verziau) de Gargantua ou du diable, ou comme doigt des mêmes par euphémisme. mentale (carte), représentation d’un territoire d’après la perception qu’en ont une personne, un groupe, voire un peuple. mer, masse d’eau salée, de volume, profondeur et étendue plus limités que l’océan et de forme moins ouverte. Il en existe de toutes dimensions. Parmi les plus grandes sont la mer d’Oman (ou d’Arabie, 3,6 Mkm2) et la mer de Chine méridionale (3,7 Mkm2). La mer Méditerranée (2,5 Mkm2) est presque entièrement fermée, ne s’ouvrant que par le détroit de Gibraltar, et presque sans marée; elle a ses propres mers (Tyrrhénienne, Adriatique, Égée) et se prolonge au NE par la mer de Marmara, la Mer Noire et la mer d’Azov. La mer des Sargasses (3 Mkm2), au contraire, n’est qu’une partie de l’océan Atlantique, sans littoral. Il existe des mers fermées, purement continentales: la mer Caspienne (371 000 km2), la mer d’Aral; la mer Morte, en Israël, très salée, est la plus petite (810 km2); à ces niveaux, la distinction entre mer et lac est arbitraire. Mer s’emploie aussi par image: la Mer de Glace. En mer: activité se déroulant à quelque distance du littoral: plates-formes pétrolières, parcs éoliens; offshore en anglais, ce qui n’ajoute rien. En haute mer: loin du rivage. Quantité de communes ont ajouté sur-Mer à leur nom, voire en-Mer (Belle-Île-en-Mer). Mercator, pseudonyme de Geert (Gérard) de Kremer (1511-594), mathématicien et géographe néerlandais; il a proposé sa première mappemonde en 1538, et réalisé plusieurs cartes et globes terrestres. La projection de Mercator est encore utilisée pour des cartes du Monde, en raison de sa simplicité et en dépit de ses défauts. méridien, grand cercle du globe terrestre passant par les pôles, de 40 000 km de circonférence environ, divisé en 360° de 111,1 km; les méridiens croisent les parallèles à angle droit, deux méridiens voisins forment un fuseau de 111,1 km de largeà l’équateur, 0 aux pôles. Le méridien 0 est en général celui de Greenwich (Londres); le méridien 180° indique la ligne de changement de date (avec des adaptations pour tenir compte des quelques États insulaires du Pacifique qu’il traverse). merzlota, terme russe pour désigner la période du dégel printanier, avec ses effets sur les sols et les chemins (v. raspoutitsa). mesnil, v. manse mésologie, étude du milieu, spécialement dans les relations entre humains et nature, v. médiance. mésosphère, partie de l’atmosphère terrestre, entre 50 km (stratopause) et 100 km du sol (mésopause). mésozoïque, v. secondaire mesure, donnée indispensable à toute étude géographique: de population, de superficie, de densité, de production, de revenus, etc. La géographie traite de mesures localisées ; les plus détaillées sont au niveau des communes et des îlots urbains. L’ensemble des mesures classées et contrôlées forme la statistique; v. INSEE. métamorphisme, transformation d’une roche sédimentaire par la pression et la température, comme le calcaire en marbre. Les principales roches métamorphiques sont le gneiss, le marbre et certains schistes. métaphore, image simple utilisée pour décrire et faire comprendre une forme, un phénomène, voire une idée. La géographie, employant bien moins le grec que la botanique ou la pédologie, a souvent recours à des images; beaucoup viennent du corps humain, surtout pour des reliefs (v. image); on évoquera un courant impétueux, un climat capricieux, une ville champignon… L’usage de métaphores dans le discours ne favorise pas la précision scientifique. métayage, mode de location de terres à cultiver par lequel le propriétaire cède l’exploitation de la métairie à un métayer en échange, en principe, de la moitié des produits obtenus; en fait, la rente pouvait excéder la moitié pour les produits de base (céréales), être plus faible ou nulle pour les produits secondaires (volailles, fumure…). En principe aussi, le propriétaire fournissait au métayer le matériel de culture. Les baux se terminaient en novembre, entraînant des migrations. Le système, favorable aux paysans pauvres, ne l’était pas à l’agronomie, aux rendements, il a presque partout été remplacé par le fermage, qui exige du cultivateur un apport plus coûteux en matériel de culture. météore, phénomène atmosphérique (d’un grec désignant ce qui est en haut) dont les vents, la pluie, la neige, la grêle… météorite, objet céleste naturel, suivant une orbite, considéré comme fragment de planète.Elle peut parfois rencontrer la Terre, avec un impact dont l’ampleur dépend de sa masse et de sa vitesse; on nomme astéroïde une météorite de grande taille. L’impact laisse un cratère météorique, ou astroblème quand il est assez étendu pour être encore perçu en dépit des érosions et comblements, jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres de diamètre. météorologie, en abrégé météo, observation du temps qu’il fait et prévision du temps qu’il fera dans un certain délai et selon les lieux, en fonction des mouvements des météores et des circulations atmosphériques. Elle a pris une grande importance pour l’agriculture, le tourisme, les circulations et a été dotée de moyens de mesure et d’interprétation puissants. L’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) coordonne ces efforts et siège à Genève, où elle héberge le GIEC. mètre, base du système métrique, choisi en France par l’Assemblée Nationale en mars 1791, sur proposition d’une commission de savants présidée par Condorcet, et défini alors comme la dix millionième partie d’un quart de méridien terrestre (distance de l’équateur au pôle). La définition a été concrétisée en 1799 par un mètre étalon en platine iridié conservé à Paris, enfin définie officiellement en 1983 comme «longueur du trajet parcouru par la lumière dans le vide pendant une durée de 1:299 792 458 seconde» (la vitesse de la lumière étant considérée comme constante et proche de 300 000 km par seconde, donc 300 millions de mètres). métropole, 1. grande ville, du grec pour «ville-mère». meulen, v. moulin Michelin, fabricant français de pneumatiques, originaire de Clermont-Ferrand, qui a eu l’intelligence de créer des pneus pour rails, nommant ses autorails michelines, et surtout de favoriser le tourisme et donc l’usage de l’automobile en publiant une carte Michelin de dimension et d’échelle (1: 200 000) pratiques pour les automobilistes et en classant les restaurants (guides et étoiles Michelin). Son effort d’intégration verticale est allé jusqu’à l’acquisition d’un constructeur de véhicules, Citroën, en 1935. microclimat, climat local, d’une unité de faible étendue, un biotope. microcosme, «très petit monde»; pris le plus souvent au sens figuré de groupe de personnes pouvant être dispersées mais reliées par un intérêt commun: le microcosme de la politique, des médias, voire des géographes… microfonds, très petite propriété foncière. microforme, forme ou accident de terrain de très petite taille: cupule, lapiès, trou d’eau, motte de gazon, terrassette, ride de plage… migration, changement de lieu individuel et surtout en nombre (mouvements migratoires); v. émigration, immigration. Il existe des migrations provisoires ou saisonnières (migrations du travail, vendanges, certaines réccoltes). Des oiseaux effectuent des migrations saisonnières, ainsi ques rennes selon l’érat des pâtures; v. aussi transhumance, remue. milieu, paradoxalement: ce qui vous entoure; ensemble des éléments naturels et humains au sein desquels se trouve un lieu, un habitat, un territoire. L’étude du milieu est la mésologie; la relation avec le milieu est la médiance. militaro-industriel, complexe d’installations et d’entreprises de production, de commerce et d’entreposage liées à la défense: armes, munitions, drones…, v. arsenal. mine, excavation pour extraire du charbon, du minerai de fer, d’argent, de plomb, d’uranium, de terres rares, plus rarement d’or; nombreux toponymes la Mine, les Mines, et en adjonction sous la forme -les-Mines, celle-ci fluctuante selon qu’elle était considérée comme valorisante ou périmée, voire à oublier. La minette était le nom du minerai de fer lorrain, mais n’a pas donné de lieux-dits. minerai, partie de roche comportant une quantité suffisante de minéraux recherchés pour pouvoir être extraits et exploités (métaux, charbons, pierres précieuses, terres rares…). minéral, tout constituant de l’écorce terrestre hors des parties organiques; monde ou règne minéral, tout ce qui sur Terre n’est pas du domaine biologique (organique); eau minérale, qui contient des minéraux jugés utiles à la santé. minorité, 1. ensemble de personnes ou ethnie secondaires dans un territoire, de par leur origine, leur culture, leur aspect, leur nombre. mise en valeur, déploiement d’activités sur un territoire jusque-là peu utilisé; elle peut être agricole, forestière, minière ou industrielle. misère, v. pauvreté mistral, vent du nord froid et sec en Provence, dérivé de magistral. Il a inspiré des dizaines de lieux-dits, certains en Mestral. mitage, terme péjoratif pour désigner la prolifération spontanée de maisons nouvelles et de lotissements dans le périurbain lointain ou dans certains territoires touristiques, liée à la généralisation de l’automobile. mobilité, ensemble des déplacements à court terme, surtout quotidiens (vers le travail, l’école, les commerces); on y encourage désormais les déplacements à pied, à vélo, par transports en commun afin de réduire la circulation des voitures particulières, estimée néfaste à la qualité et à la température de l’air; on parle ainsi de mobilité douce… mode de vie, expression un peu ancienne mais courante en géographie pour désigner des pratiques habituelles: mode vie nomade ou sédentaire, urbain ou rural, agricole; l’ancien mode de vie préhistorique avant l’agriculture (paléolithique) était celui des des chasseurs-cueilleurs, qui subsiste ça et là; jusque chez les «gens du voyage». modelé, ensemble des formes du terrain, de leur sculpture par l’érosion. modélisation, élaboration de modèles de situations ou d’organisations géographiques reproductibles, permettant de comparer, d’évaluer et comprendre les écarts: modèle des lieux centraux, du col, de la patte-d’oie, de l’île tropicale à sucre, de la médina, de la mégalopole, d’Hokkaido, des villes du Massif Central… V. R. Brunet, «Des modèles en géographie ?», Bulletin de la Société de Géographie de Liège, 2000 et https://www.mgm.fr/ARECLUS/page_auteurs/Brunet3.html. module, débit moyen d’un cours d’eau en m3/s. molard, rocher, relief apparent (de mole, pierre à meule); nombreux toponymes dans les Alpes, parfois Mollard. molasse, roche formée par des sédiments de piémont au pied des Alpes ou des Pyrénées, de dureté variable; le terme ne doit pas tromper: il n’indique pas la mollesse mais vient de mole, pierre à meule. môle, 1. pôle de résistance, part de massif ancien contraignant les formes des terrains voisins (de moles, masse, massif). monadnock, relief résiduel, plus ou moins isolé par l’érosion; l’éponyme est un relief du Massachusetts. monastère, édifice religieux pour moines, très fécond en toponymie sous les formes Montier, Moutier, Monestier, Monétier, Monestiès, Munster, Mennetou, Ménétrol, Montreux, Montreuil, Montereau, Marmoutier, Moutaret… Monde, la Terre comme planète habitée, dans toutes ses activités (v. mondialisation); monde (sans majuscule) est aussi synonyme de peuplement humain: il y a du monde, le beau monde ou le grand monde (celui des riches, des puissants) , tout le monde fait ça, le monde des enfants, le monde du spectacle, de la politique… mondialisation, extension d’une activité ou d’une doctrine à la dimension du Monde; on en parle surtout pour l’économie (v. néolibéralisme). monoclinal, qui penche d’un seul côté, selon l’inclinaison des couches: la cuesta (v. côte), le crêt sont des reliefs monoclinaux bien qu’ils aient deux versants, mais dissymétriques. monopole, situation où une seule entreprise ou une puissance domine un marché, comme naguère De Beers pour le diamant, ou en 2025 la Chine dans les batteries pour véhicules électriques; v. oligopole. Ici pole n’évoque pas la ville comme dans métropole, mais vient du grec polein, vendre. mont, haut relief isolé ou se signalant dans une montagne; très fréquent dans les toponymes avec des indications de couleurs (Montrouge, Monténégro, Mont-Blanc) ou de forme (Montrond, Montaigu…). montagne, ensemble de hauts reliefs, de monts, avec toponymes (Montagne Noire, Montagne Pelée); v. chaîne. Au sens figuré, masse d’obstacles: une montagne de difficultés, s’en faire toute une montagne. montjoie, toponyme assez répandu, venant soit d’une évocation ancienne de Jupiter (Mont Jovis), soit d’un montjoie, tas de pierres élevé religieusement en hommage ou en souvenir d’un événement et reproduisant le nom du Montjoie de Jérusalem. Moque-Souris, nom de lieu recensé par dizaines, surtout associé à des moulins, interprété comme expression de la pauvreté, où même une souris n’aurait pas trouvé pitance; on trouve aussi quelques Moque-Baril dans des vignobles. moraine, dépôt de pierres charriées par un glacier actuel ou disparu; terme savoyard issu d’un radical murr, moro, tertre, éminence, gonflement. La moraine de front, ou vallum morainique, a été poussée à l’avant du glacier; les moraines latérales flanquent une langue glaciaire; la moraine de fond, sous le glacier, vient en partie de l’action de la glace, en partie de celle des eaux courantes sous-glaciaires; la moraine de surface vient des chutes de pierres; ces deux dernières se confondent quand le glacier a disparu. morne, hauteur, butte, surtout aux Antilles; donne aussi Morneix, Mornas en métropole. mort, terme souvent évoqué en toponymie, directement ou par métaphore: la Femme Morte (Henne Morte en gascon), l’Homme Mort, le Chemin des Morts (Hent an Ankou en breton), la Baie des Trépassés, des noms en les Corps ou Tombe, Tombeau en souvenir de cimetières (Saint-Pierre-des-Corps, Quarré-les-Tombes), quelques Noyé ou Pendu et surtout avec Martray, Martroy (v. martroi). mortier, étang dans l’Ouest, dont des toponymes en Mortier ou Morteau (eau morte). mosquée, édifice du culte musulman, rare eb toponymie. motte, nom de lieu associé à la présence d’un ancien château, juché sur quelque éminence, tertre ou butte; noms en la Motte, Lamotte, Lamothe. motu, île en Polynésie: Tuamotu (au large). moulin, engin à meules mu par l’eau ou le vent, très fécond en toponymie par lui-même et sous divers noms régionaux comme Meil ou Meulen, et aussi par ses accessoires: v. abée, bécherel, choisel, cocherel. Un certain nombre de Quiquengrogne ou Moque-Souris sont aussi attachés à d’anciens moulins. mourre, museau en occitan, employé par image en toponymie pour des éminences: le Mourre Froid, le Mourre Fleuri, le Mourre des Potences à Salsigne 11 qui portait des bois de justice…; v. groin, museau. mousson, vent saisonnier en Asie tropicale, d’un mot arabe transmis par le portugais. Il désignait une saison, et s’accompagne de fortes précipitations en été où la mousson souffle de l’océan vers le continent. moutier, v. monastère muche, souterrain refuge en Picardie, de musser au sens de cacher; plusieurs lieux-dits. multimodal, qui utilise plusieurs moyens de transport; une plate-forme multimodale est un équipement efficace pouvant assurer le transfert de la route au fer et à la voie d’eau, ou entre aéroport, voie ferrée et route. multinational, qui implique plusieurs nations, ou s’exerce dans plusieurs nations: les entreprises multinationales, dites simplement les multinationales; v. international. mur, clôture de pierre, donnant des toponymes en Murger, Mulcent, Mulsanne, Morsent, ou Villemur, Réaumur, les Murailles…; v. maceria. murger, épais muret de clôture en pierres dans les vignes bourguignonnes. museau, relief isolé, un peu saillant, par image; v. groin, mourre. musée, établissement conservant et exposant des œuvres d’art et des pièces historiques; des écomusées ont fleuri à la campagne, présentant des objets et vues caractéristiques d’un pays. musoir, extrémité arrondie d’une jetée, d’une digue; en Picardie, partie rocheuse érodée d’un estuaire, face au poulier où se déposent les alluvions. mutation, changement de nature, de forme; jadis, relais de transport à l’origine de Mudaison, Muizon. mythe, récit légendaire, en particulier sur la création du Monde, voire d’une ville ou d’une contrée. Les mythologies sont d’une grande richesse d’invention, y compris géographique: v. éden, paradis, eldorado, utopie, dystopie. Certaines mythologies ont formé des religions. |